SÉRIE DE COURTS ET MOYENS MÉTRAGES
1ère partie – 5 films
SAMEDI 15 NOV. 2025 – 14H15
A SUMMER PLACE
Alexandra Matheou
2021 | Grèce, France | fiction | 21′ | numérique | couleur
Tina vit dans une ville balnéaire autrefois paisible, aujourd’hui transformée en paradis d’oligarques méditerranéens.
Alors que son isolement s’intensifie, sa décision de mettre fin à ses jours le jour de son anniversaire semble être sa seule option, jusqu’à ce qu’une rencontre imprévue avec une autre femme change leur vie.
Alexandra Matheou est une scénariste, réalisatrice et productrice chypriote basé à Londres, Chypre et Athènes. Elle est titulaire d’un LLB en droit et d’un LLM du King’s College de Londres et une maîtrise en études cinématographiques de l’université Collège de Londres (UCL). Ses courts métrages ont été projetés dans le monde entier et elle est une ancienne élève de Talents Sarajevo 2018. Elle a précédemment a travaillé pour The Discovery Channel à Londres et est maintenant responsable de Développement chez Topcut-Modiano, une société de production basée à Athènes. En 2019, Alexandra a été invitée à rejoindre le forum Euro-Connection au Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand avec son court-métrage A Summer Place.
ECO
Noémi Aubry
2025 | France | documentaire | 7′ | 16 mm | couleur et N&B
Puits Simon 3 – Forbach
Les tambours raisonnent au fond de la mine, le bal a lieu demain.
Nous sommes le 14 du mois.
Noémi Aubry est née en Meuse en 1981. Après des études de cinéma et theâtre à l’Universite de Metz, elle intègre le Conservatoire Libre du Cinema Français à Paris où elle apprend le montage 16mm. Elle poursuit ensuite ses études à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, où elle obtient un Master en anthropologie visuelle. Elle est cofondatrice de l’association de production documentaire Ozho Naaye, membre du comite de rédaction de la Revue Femmes Photographes et membre de L’abominable, laboratoire argentique.
Ses trois longs-métrages documentaires « Et nous jetterons la mer derrière vous » coréalisé en 2015, « Baska bir dag, une autre montagne », coréalisé en 2017 et « Le magnétophone », réalisé en 2021 ont eté sélectionnés dans plus de cinquante festivals internationaux dont Cinéma du Réel, If Istanbul, Doc Cevennes, MARFICI, Festival du Film de Femmes de Sale (Mention speciale du jury), CINEMED, etc. Et projetés plus de 200 fois en France et à l’etranger.
Elle a également réalisé plusieurs courts-métrages. « La machine d’enregistrement » et « Une saison sans Guy », en Super 8 et 16 mm – sélectionnés à Indie Lisboa, Corsica doc, au Festival International du film Ethnographique du Québec, au Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris, au Mediterranean Film Festival, au Festival Résistances de Foix, etc.
Noémi Aubry, à travers ses projets documentaires, interroge la société sur les questions de territoire, de mouvements de populations, d’exil et d’identité, à travers une approche féministe.
CE QUI NOUS POUSSE
Anaïs-Tohé Commaret
2021 | France | documentaire | expérimental | 22′ | numérique | couleur
Branco vit sur une haute colline venteuse de Valparaíso. Elle relie l’enfance et le monde adulte dans lequel il est projeté malgré lui, mais aussi les rêves et les cauchemars d’un peuple à l’histoire douloureuse. La brume, hantée par les souvenirs de la dictature de Pinochet, mêle ces mondes en un poème où soufflent les vents changeants qui tantôt attisent les espoirs révolutionnaires de la jeunesse, tantôt empêchent de fuir loin des destinées déjà tracées.
D’origine Franco-Chilienne, Anaïs-Tohé Commaret est née à Vitry. Un va-et-vient entre la fiction et le documentaire définit son travail, qu’elle développera lors de ses études aux Beaux-arts de Paris dans l’atelier de Clément Cogitore, avant d’entrer au Fresnoy. Elle rencontre dans le même temps Nicolas Jardin, jeune chef opérateur, avec qui ils créent des images percutantes. En 2020, ils remportent le Grand Prix Art Vidéo au festival Coté Court en région parisienne, et le Prix des Amis d’Agnès B. En 2021, ils sont sélectionnés au Salon d’art contemporain de Montrouge.
MER INTÉRIEURE
Giulia Grossmann
2024 | France | fiction | expérimental | 10′ | numérique | couleur
« Mer Intérieure » est une réflexion sur la perception, où nous suivons Jamila et Robert, un couple de sportifs de haut niveau déficients visuels, lors d’une sortie en mer sur leur voilier. Ce film explore leur expérience unique de la navigation. L’étalonnage, oscillant entre le bleu et le rouge, crée un langage visuel qui s’éloigne des conventions habituelles, évoquant leurs résonances intérieures. La bande sonore, composée par Méryll Ampe, combine des sons enregistrés en mer avec une musique répétitive. Ce traitement colorimétrique et sonore instaure une atmosphère invitant à ressentir les nuances de la perception en mer.
Giulia Grossmann est cinéaste et artiste visuelle. Son travail met en dialogue réalité et fiction, sciences et cosmologies, nature et technologie, récits fondateurs et pratiques territoriales. Elle explore la relation de l’Hommes à son environnement à travers des films tournés dans des territoires spécifiques, dans une démarche à la fois exploratoire, du désert de Wirikuta au Mexique aux fjords de l’Ouest islandais, des montagnes basques aux mangroves brésiliennes, des abysses à l’espace qui nous sépare de la planète Mars.
Ses projets s’appuient sur des collaborations interdisciplinaires avec des chercheurs.
Elle développe actuellement « Océan Écran », un projet de recherche-création lauréat de la Villa Albertine 2025, à la croisée du cinéma expérimental et de l’océanographie, ainsi que « La Mémoire de la Mangrove », tourné dans le nord-est du Brésil, qui prolonge sa réflexion sur les résonances entre récits cosmologiques et luttes écologiques, entre mémoire et résistance.
AUX BORDS
Marion Vanmansart et Maud Pavé
2024 | France | fiction | 14′ | numérique | couleur
Juillet 2024, Pantin
Pour beaucoup il y a les JO.
Pour Nahel et Mamadou c’est une journée d’été comme les autres, passée à tuer le temps et l’ennui. Entre flammes sur snap et zigzag en vélo, survient l’envie d’une baignade.
Tout à côté, il y a une piscine olympique.
Marion Vanmansart coordonne des projets d’éducation aux images en Seine-Saint-Denis puis à Marseille.
En parallèle elle réalise son premier film «Aux bords»
Maud Pavé est autrice et réalisatrice. Après des études de sciences politiques, elle intègre l’atelier documentaire de la fémis. Elle s’intéresse aux liens entre les vies humaines et les lieux.
Elle s’investit depuis longtemps dans des créations collectives audiovisuelles en tant qu’artiste-intervenante et fait aujourd’hui partie de l’équipe du Centre Simone de Beauvoir, centre d’archive féministe œuvrant à la promotion du matrimoine vidéo.