RATELLE’S EYE
Une série de Pauline Aubert et Zélie Béout
PROJECTION AU KABELLIG RUZ
sam. 14 et dim. 15 nov. 10H à 13H
Dans un monde qui pourrait être le nôtre, il n’y a plus de pandas, les méduses prolifèrent et les hommes envoient des duck pics aux femmes.
«Ça suffit !», grognent les ratelles*, bien décidées à se défendre.
* femmes portant un gilet de ratel, un petit mustélidé africain réputé pour son agressivité.
RATELLE’S EYE
Comédie éthologique réalisée en Côtes d’Armor
11 épisodes de 11 minutes
SCÉNARIO : Pauline Aubert
RÉALISATION : Pauline Aubert et Zélie Béout
Ratelle’s eye, c’est l’œil de la ratelle, une petite bille de plastique dans une paupière de cuir cousue à la capuche de son gilet qui reflète le monde de guingois.
À l’origine de Ratelle’s eye, il y a notre regard tendre et cynique sur le monde. Il y a notre envie de questionner les normes et notre fascination pour les relations humaines. Il y a nos désirs de métamorphoses, un coup en déesse omnipotente, un coup en petite animale ultra-agressive qui s’attaque à tout et n’importe quoi sans se demander si elle a raison…
La rationalité est surcotée, vous ne trouvez pas ? Et le langage, son complice, n’aurait-il pas tendance à instituer comme rationnels des actes arbitraires guidés par l’instinct ?
En tous les cas, dans Ratelle’s eye, nombre de femmes enfilent un gilet de ratel comme pour signifier qu’elles en ont assez de devoir avoir raison d’agir…
Chaque personnage est un microcosme et nous nous plaisons à révéler sa part de folie en ce qu’elle témoigne de son désir de changer le monde.
Changer le monde, bousculer les mentalités, briser les tabous, c’est bien pour cela que les ratelles s’allient et c’est sans doute ce qui les rend séduisantes.
Cependant, il semblerait parfois qu’à l’instar de leur animal fétiche, elles attaquent en reculant. De fait, est-ce qu’il n’aurait pas un peu bon dos, ce gilet de ratel ? Ne serait-il pas déjà en train de se transformer en accessoire de prêt-à-porter symbole de revendications à moindre frais ?
La déesse Katell, qui raconte l’histoire, a bel et bien choisi de s’incarner en femme, elle, nous soufflant au passage le plaisir qu’il y a à habiter un corps de cette espèce…
Un plaisir qui est une quête, un tabou, un instant, un territoire, un instinct, une révolte, un travail, une fuite en avant, un savoir-faire… Un plaisir qui est une sagesse.